Une association, une histoire

 L’association « SOS Jeunes » a été fondée en 1975 par une Église protestante évangélique mulhousienne. Un premier centre d’hébergement, le « Centre SOS Jeunes », a accueilli jusqu’à 125 hommes, dans une tour de la rue Neppert à Mulhouse.

 

En 1980, l’association a fait l’objet d’un premier agrément préfectoral, et d’un financement de la DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) du Haut-Rhin, en vue d’accueillir des « hommes inadaptés sociaux de 18 à 35 ans ».

 

Le Foyer « Béthel » a ouvert en décembre 1984, à la demande de la DDASS, au 8 rue du collège à Mulhouse, pour accueillir des « jeunes filles et femmes en détresse ». C'est à ce moment que le centre d'hébergement de la rue Neppert prit l'appellation « Centre Emmanuel ».

 

Un troisième centre, « Péniel », à Eglingen, une ferme de réinsertion par le travail (jardinage, charbon de bois, imprimerie, atelier bois) a ouvert en 1985. L’agrément préfectoral parlait alors d’« atelier de réentraînement à l’effort ».

 

En 1987, l'association a mis en œuvre à Couthenans, en Haute Saône, une maison de retraite, « Les Chevrets ». L'association a alors changé de nom et s'est intitulée « SOS jeunes et personnes âgées ».

 

Dès 1989, s’est engagée une réflexion autour de la restructuration des activités de l'association. Elle a abouti en 1997, lors de la démolition des tours « Neppert ».

 

En 1998, le Foyer de jeunes travailleurs « Les Chaudronniers » a été ouvert (80 places). Les Centres d’hébergement et de réinsertion sociale Emmanuel et Béthel ont alors fusionné et devinrent « Le Passavant » , accueillant dès lors hommes, femmes, couples, avec ou sans enfant(s) en appartements éclatés (70 places).

 

Très vite, Le Passavant élargit ses activités à l'hébergement d'urgence et a proposé 17 places dans son immeuble rue du Collège. Depuis la capacité d’accueil a été étendue à 38 places (2005).

 

La ferme Péniel a été vendue, et le CAVA (Centre d'adaptation à la vie active) a déménagé pour s'installer à Habsheim en 2001.

 

En décembre 1998, l'association a pris en charge le dispositif départemental d'écoute téléphonique pour les sans-abri (n°115).

 

En janvier 1999, l'association dut se défaire de la maison de retraite « Les Chevrets », pour raisons de sécurité. Celle-ci a été reprise par une autre association.

 

En juillet 2000, s’est ajouté un service d'accueil de demandeurs d'asile qui, de quelques chambres en hôtel, gère aujourd’hui 6 centres d’hébergement pour personnes en situation de demande d’asile sur Mulhouse, Colmar et Munster.

 

En 2001, l’association a repris le chantier d'insertion « Pain contre la faim » à Colmar et a ouvert, en décembre, « la Maison du pont » (hôtel social pour hébergement de très courte durée) à Mulhouse.

 

En 2002, s’est constitué le Service logement, proposant de l’accompagnement social lié au logement dans le cadre du Fonds solidarité logement (FSL) piloté par le Conseil général du Haut-Rhin.

 

Le 1er avril 2005, l’association a repris la gestion de la Plate-forme départementale d’accueil des demandeurs d’asile à laquelle a été adjoint un Centre d’hébergement temporaire pour primo-arrivants.

 

Au terme de la campagne hivernale 2006-2007, le Centre d’accueil hivernal d’ACCES, ouvert chaque hiver (30 places), a été pérennisé en qualité de Centre d’hébergement de stabilisation. En octobre 2007, un Centre d’hébergement pour mineurs demandeurs d’asile (CHEMIDA), de 8 places, a complété le dispositif.

 

L’association s’est peu à peu développée, structurée, professionnalisée.

 

En 2000, elle a choisi son nouveau nom, ACCES, Association chrétienne de coordination, d’entraide et de solidarité, et son slogan, « accueillir pour insérer ».